J’ai quelque peu hésité avant de consacrer ces quelques lignes au légendaire Machu Picchu tant le site est connu. Les Péruviens ne s’y trompent d’ailleurs pas et le font apparaître tant qu’ils peuvent. Cependant, la visite de l’endroit m’a procuré un tel ravissement que je vais tâcher de l’évoquer avec une touche personnelle.
Même si comme moi vous êtes adepte de la grasse matinée et grognon(ne) avant un bon café, faites l’effort de vous lever très tôt le jour de votre visite. Si vous montez à pied, je ne peux guère vous renseigner, mais si vous prenez le bus, réservez pour le tout premier! Vous pénétrerez ainsi les premiers sur le site et si le coeur vous en dit, vous pourrez faire partie des quelques touristes autorisés chaque jour à gravir le Wayna Picchu (attention, ça grimpe sec et s’il a plu, ça glisse!). Vous aurez peut-être également (ce qui est pour moi un privilège) le plaisir d’admirer le Machu Picchu plongé dans une brume lui donnant une allure mystérieuse. Quoi, vous préférez un bon ensoleillement? Soit, mais vous aurez alors sûrement également droit à des hordes de touristes arrivés après l’horaire que je vous conseille.
Si vous ne faites pas qu’un saut de puce à Aguas calientes, je vous encourage à aller vous baigner dans les sources chaudes. Même sous la pluie (ce qui arrive souvent), c’est très agréable et l’atmosphère qui y règne favorise les rencontres.
Les frères Rodolfo et Diosdado Gaitan Castro ont longtemps formé un très fameux groupe de musique andine avant de se séparer et d’évoluer vers des carrières en solo et d’autres activités liées à la musique. Ils chantent aussi bien en espagnol qu’en quechua et ont grandi principalement à Ayacucho, dans la province du même nom. J’apprécie beaucoup leurs morceaux et vous encourage à en trouver d’autres sur les sites comme Youtube.
Comme moi, vous avez fait l’erreur de payer un billet de ciné pour aller voir Indiana Jones 4? Comme je vous plains. J’ai toutefois été pour ma part réveillé par les rires de mon amie péruvienne qui pouffait en voyant comment Hollywood imagine Nazca et le Pérou. Néanmoins, il semblerait que cela ne fasse pas rire tous les Péruviens. En effet, plusieurs détails sont assez grotesques. Déjà, Nazca est placée n’importe où sur la carte, ensuite, on a l’impression de se trouver au Mexique plutôt qu’au Pérou en voyant les tenues des figurants. Et ce n’est que le début!
Au retour d’une promenade sur les hauteurs de Cuzco, nous tombons sur une joyeuse colonne de supporters du Cienciano. Nous les suivons et entrons dans le sympathique stade Inca Garcilazo de la Vega où un policier bien décontracté me fait l’historique du club. Les chants s’enchaînent avant qu’un concert de sifflets admiratifs n’accueille l’entrée sur le terrain de la charmante dame qui va arbitrer la rencontre.
Suit un match totalement déséquilibré durant lequel les adversaire du Cienciano (les joueurs du Bolognesi de Tacna) semblent souffrir de l’altitude, comme ce fut mon cas quelques heures auparavant. Le score est sans appel, 3-0, et j’ai particulièrement apprécié l’ambiance du stade avec les vendeurs de boissons, de glaces, de casquettes en carton (j’ai craqué d’ailleurs, avec ce soleil!), etc.
Après quelques semaines de voyage à la routard, pourquoi ne pas se faire un petit plaisir plus chic, vu que les prix au Pérou sont plus qu’abordables pour des Occidentaux? C’est ce que je me suis dit en décidant d’aller à la Rosa nautica avant le difficile retour.
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Ce magnifique restaurant est posé sur le Pacifique et offre une excellente cuisine internationale et péruvienne. Le service est impeccable et le lieu enchanteur. Plusieurs salles offrent des ambiances variées.